L’Ukraine, l’Iran et l’Afghanistan à l’ordre du jour de la session annuelle de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN

10 octobre 2019

Bruxelles, 10 octobre 2019 – Relations tendues avec la Russie, abandon de l’accord sur le nucléaire iranien, avenir de la mission de l’OTAN dans un Afghanistan en proie aux dissensions, tels sont les sujets inscrits en tête de l’ordre du jour de la session annuelle que l’AP-OTAN tient à Londres du 11 au 14 octobre.

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, des ministres du pays hôte, des officiers supérieurs et une multitude d’experts devraient se joindre aux centaines de délégués qui prendront part à la session pour réaffirmer les valeurs fondamentales de l’OTAN, autrement dit de l’alliance militaire la plus puissante au monde, qui célèbre cette année son 70e anniversaire.

« Dans le contexte [de ce 70e anniversaire], la session sera une excellente occasion de saluer le travail accompli par l’OTAN, institution d’une importance vitale et garante de notre sécurité », a déclaré la présidente de l’Assemblée, Madeleine Moon.

Les parlementaires de l’OTAN devraient adopter une série de projets de rapports et de résolutions touchant à de grandes thématiques sécuritaires, depuis la situation en Ukraine cinq ans après les manifestations pro-européennes du Maïdan jusqu’au changement climatique en passant par les contrôles frontaliers, les politiques de sanctions et le terrorisme en Afrique.

La session, qui intervient dans le courant d’une année politiquement historique pour le Royaume-Uni, se déroulera à Westminster. Quatre jours durant, les participants se concerteront sur la réponse à opposer à la décision de la Russie de renoncer au Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) – l’un des piliers de la sécurité européenne – et sur la voie à suivre dans le domaine de la maîtrise des armements dès lors que ce traité appartient au passé.

Les parlementaires de l’OTAN scruteront de très près l’évolution des initiatives prises en faveur du retour à la paix en Ukraine, alors que la Russie et ses séides continuent à violer le cessez-le-feu ; ils réfléchiront aux moyens d’accroître les pressions sur les autorités russes pour obtenir de celles-ci qu’elles mettent un terme à leur agression, tout en laissant la porte ouverte au dialogue. La question des relations avec les nouveaux dirigeants ukrainiens sera, elle aussi, abordée.

Le président-directeur général de Hermitage Capital Management, Bill Browder, qui est l’un des principaux inspirateurs du Magnitsky Act – loi américaine sanctionnant les auteurs de violations des droits de l’homme en Russie –, se joindra au débat sur les effets des sanctions internationales. Les parlementaires devraient ensuite adopter un projet de résolution soulignant le caractère crucial d’une étroite coopération transatlantique pour garantir l’efficacité de telles mesures contre la Russie ou l’Iran, entre autres.

La décision de l’Iran de revenir sur les engagements pris dans le cadre de l’accord international qui limite ses ambitions nucléaires figurera également à l’ordre du jour de la session, au moment où des divergences se font jour entre Alliés sur la manière de gérer les relations avec ce pays au vu, plus particulièrement, de la montée des tensions dans ses relations avec l’Arabie saoudite.

Quelques jours à peine après l’élection présidentielle en Afghanistan, et tandis qu’une profonde incertitude plane sur le processus de paix avec les talibans, les participants à la session se préparent à adopter une résolution demandant instamment la fourniture d’un soutien aux forces armées des Alliés et de leurs partenaires, seize ans après la prise en main de la sécurité dans ce pays par l’OTAN.

La sécurité en mer sera au centre des discussions consacrées à la guerre anti-sous-marine, aux menaces pesant sur la partie septentrionale de l’Atlantique, de même qu’à la recherche et aux expériences menées dans le domaine maritime. Des officiers supérieurs du Commandement maritime de l’OTAN, sis à Northwood (Angleterre), aiguilleront une bonne partie de ces discussions.

L’AP-OTAN réunit des parlementaires des vingt-neuf pays membres de l’OTAN et de pays partenaires, ainsi que des observateurs et des représentants d’organisations internationales. Elle offre un forum indispensable aux échanges de vues sur les questions de sécurité entre l’Alliance et les parlements des pays membres et assure ainsi un lien avec les citoyens de la zone euro-atlantique.
 

 

Les photos de cette visite appartiennent au domaine public et peuvent être consultées sur le compte Flickr de l'AP-OTAN.
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