Les parlementaires de l’AP-OTAN soutiennent les efforts déployés pour lutter contre le terrorisme en Afghanistan

27 mai 2017

Tbilissi, le 27 mai 2017 – Les parlementaires de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN ont exhorté samedi les pays de l’Alliance à faire preuve de fermeté dans la lutte contre l’organisation terroriste Daech et d’autres groupes d’insurgés en Afghanistan en maintenant la mission militaire internationale qui appuie les forces de sécurité afghanes.

« Nous devons persister dans nos efforts pour vaincre le groupe terroriste Daech et pour mettre un terme à ses activités de recrutement », a déclaré le parlementaire allemand, Wolfgang Hellmich, qui présentait un projet de rapport sur l’Afghanistan à la session de printemps de l’Assemblée. « Nous devons également collaborer avec nos partenaires à travers le monde pour faire obstacle aux diverses sources de financement du groupe ».

Les débats de l’AP-OTAN ont eu lieu deux jours après la décision des dirigeants de l’Alliance, prise lors du sommet à Bruxelles, de poursuivre la mission Resolute Support, forte de 13 450 hommes, qui s’emploie à former, assister et conseiller les forces afghanes. Plusieurs Alliés ont présenté de nouvelles contributions de troupes et d’autres décisions concernant les effectifs sont attendues d’ici la fin de l’année.

 Notre Alliance va continuer à lutter contre les forces qui cherchent à déstabiliser l’Afghanistan », a déclaré M. Hellmich. " Le soutien financier des Alliés et la mission Resolute Support de l’OTAN sont plus indispensables que jamais.Son projet de rapport dresse un tableau mitigé de la situation militaire qui règne en Afghanistan 16 ans après l’intervention de l’Alliance en réponse aux attaques du 11 septembre 2001 qui ont frappé les États-Unis.

Il s’est félicité des succès remportés par les forces de défense et de sécurité nationales afghanes (ANDSF) contre les talibans, Daech et d’autres groupes d’insurgés, et a souligné l’efficacité de la mission de l’OTAN.

« Malgré les revers subis au niveau tactique face à la vaste campagne menée par les talibans, les ANDSF organisent d’efficaces contre-attaques opérationnelles leur permettant de neutraliser toute véritable avancée de ceux-ci », indique le projet de rapport.

Toutefois, on constate une « détérioration de l’environnement de sécurité » qui a contribué à retarder « la perspective d’un retrait total des Alliés ». En avril, les talibans ont mené leur attaque la plus meurtrière contre une base militaire afghane, tuant 140 soldats.

Le regain de violence observé l’an dernier a coûté la vie à 11 418 civils, soit le nombre de morts le plus élevé depuis que la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan a commencé à les recenser en 2009.

Le danger pousse de plus en plus d’Afghans à fuir le pays : l’Union européenne a enregistré l’arrivée de quelque 350 000 réfugiés afghans entre janvier 2015 et septembre 2016, même si le rythme s’est ralenti au cours du second semestre de l’année dernière.

Le projet de rapport de l’AP-OTAN souligne par ailleurs la nécessité impérieuse de remédier aux profondes lacunes en matière de gouvernance, notamment au sein des forces de sécurité. L’aide internationale est essentielle aux efforts visant à édifier des institutions fortes, à assurer la transparence et à lutter contre la corruption, conclut le projet de rapport.

« Les pays de l’Alliance doivent continuer à investir les ressources nécessaires à l’installation de mécanismes de financement et de supervision des ANDSF, du ministère de la défense et du ministère de l’intérieur de manière à garantir la transparence, la responsabilisation et la rentabilité des institutions avec lesquelles ils cherchent à instaurer des partenariats dans le pays », indique le projet de rapport.