Le président de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN met en garde les gouvernements des Alliés de ne perdre de vue ni la Russie ni la dissuasion

16 novembre 2016

Washington, 16 novembre 2016 – Les gouvernements des pays de l’Alliance ne doivent pas se bercer d’illusions : la Russie continue à faire peser une menace mondiale aux multiples facettes. Les Alliés doivent donc aller de l’avant dans l’application de mesures propres à renforcer la défense collective et la dissuasion. Tel est le message qu’entend faire passer le président de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, Michael R. Turner (États-Unis), dans un nouveau document publié aujourd’hui.

Cette publication, intitulée Dissuader pour défendre : l’OTAN après le sommet de Varsovie, dépeint en termes sans équivoque l’ampleur et la diversité de la stratégie mondiale de la Russie, depuis les menaces de recours à l’arme nucléaire brandies par ce pays à l’encontre de membres de l’OTAN jusqu’à son occupation illégale de la Géorgie et de l’Ukraine – occupation qui se poursuit –, en passant par la campagne aérienne « à l’aveugle » qu’elle mène en Syrie. Tout en reconnaissant qu’au sommet de Varsovie des 8 et 9 juillet 2016, les chefs d’État et de gouvernement des pays de l’Alliance ont accompli de grands pas dans la bonne direction, M. Turner souligne que l’OTAN doit en faire encore plus pour espérer bouleverser les plans de la Russie.

« Bon nombre des décisions prises [à Varsovie] sont véritablement capitales. (...) Elles doivent cependant être considérées comme un élément du processus, non comme une fin en soi », peut-on lire dans le document.

Citons parmi les recommandations formulées par M. Turner une augmentation considérable de l’effectif des troupes alliées et états-uniennes déployées dans les pays baltes, en Pologne et en Roumanie ; l’accroissement du volume de matériel prépositionné ; l’injection de fonds supplémentaires dans les infrastructures, l’objectif étant de faciliter l’acheminement de renforts et d’en accélérer le déploiement ; de nouvelles augmentations des budgets de défense qui aboutiraient également à un partage plus équitable des charges inhérentes à la défense entre les Alliés ; et enfin, de nouveaux investissements dans les capacités critiques conventionnelles et nucléaires.

Dans un premier temps, M. Turner avait exposé ses vues sur l’importance d’un renforcement du dispositif de dissuasion de l’OTAN dans un document intitulé Dissuader pour défendre : l’OTAN doit tenir sa promesse publié à la veille du sommet de Varsovie. Le nouveau document rendu public aujourd’hui comprend une mise à jour de l’analyse des menaces auxquelles l’Alliance est confrontée, ainsi que des recommandations sur les réponses qui s’imposent.

Lire aussi

    No related articles