Déclaration du président de l’AP-OTAN sur la situation dans le nord de la Syrie et à la frontière entre la Grèce et la Turquie

11 mars 2020

Bruxelles, le 11 mars 2020 - Le président de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, M. Attila Mesterhazy (Hongrie), a fait la déclaration suivante le 11 mars 2020 :

« Même si le cessez-le-feu à Idlib semble tenir et que les niveaux de violence ont récemment baissé, la situation sécuritaire en Syrie reste très inquiétante et a conduit à une nouvelle crise des réfugiés et des migrants. Damas et Moscou portent la responsabilité principale de l'effroyable catastrophe humanitaire qui se déroule dans le nord de la Syrie. Je condamne avec la plus grande fermeté les bombardements aveugles du régime de Bachar al-Assad et de la Russie en Syrie, qui ont conduit à la situation actuelle. Je réitère mon appel pour que le régime syrien et la Russie autorisent les couloirs humanitaires, respectent le droit international et soutiennent les efforts des Nations unies. 

Notre Assemblée a exprimé, à de multiples reprises, qu’elle prenait en compte les préoccupations légitimes de la Turquie en matière de sécurité et du rôle humanitaire que joue cette dernière qui accueille près de 4 millions de réfugiés. 

Je suis de près la situation des migrants et des réfugiés dans le nord de la Syrie et aux frontières entre la Bulgarie, la Grèce et la Turquie. Éviter une catastrophe humanitaire plus large relève d’une responsabilité partagée. Je suis donc rassuré par le dialogue existant entre la Turquie et l'Union européenne, et notamment par le réexamen de la déclaration UE-Turquie de 2016 visant à identifier et à résoudre les différends.

J'apprécie et je me félicite du rôle joué par l'OTAN dans la région en matière de soutien et de solidarité avec les Alliés. Cela inclut le déploiement naval en mer Égée et un soutien continu à la Turquie avec des systèmes de missiles défensifs ainsi qu'une présence aérienne et navale.
L'examen de la situation sécuritaire en Syrie et de la crise des migrants et des réfugiés reste une priorité absolue pour l'Assemblée. Nous réévaluerons la situation lorsque nous nous réunirons lors de notre prochaine session de printemps à Kiev. »