Déclaration du Président de l'AP-OTAN sur la situation au Moyen-Orient

07 janvier 2020

Bruxelles/Budapest, le 7 janvier 2020 - Le président par intérim de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, Attila Mesterhazy (Hongrie), a fait aujourd'hui la déclaration suivante concernant les tensions récentes au Moyen-Orient :

« C’est avec une profonde inquiétude que j'observe la détérioration de la situation sécuritaire au Moyen Orient et je souhaite me faire l'écho de l'appel à la retenue et à la désescalade lancé hier par les gouvernements des pays membres de l'OTAN. Dans tous ses rapports et résolutions, l'Assemblée parlementaire de l'OTAN n'a eu cesse d'exprimer son inquiétude face aux actions déstabilisatrices de l'Iran dans la région, à son soutien au terrorisme et à son programme de missiles, et elle a soutenu les efforts visant à prévenir le développement par l'Iran d'un programme d'armes nucléaires. 

Les récentes attaques en Iraq contre les forces de la Coalition internationale contre Daech ont conduit l'OTAN à suspendre les activités de sa mission de formation et de renforcement des capacités en Iraq afin de garantir la sûreté et la sécurité du personnel qui y était déployé. Je me félicite que les gouvernements alliés aient réaffirmé hier être prêts à reprendre les activités de la mission dès que les circonstances le permettront. 

La mission non combattante de l'OTAN et sa participation à la Coalition internationale contre Daech contribuent à assurer la défaite durable du groupe terroriste. Nos troupes et nos formateurs se trouvent en Iraq à l'invitation des autorités et ils travaillent à renforcer la capacité des forces de sécurité iraquiennes. La Mission est importante pour la stabilité et la sécurité du pays ainsi que pour la sécurité de nos nations. Les résultats obtenus par l'OTAN et l'Iraq ensemble sont précieux et ne doivent pas être compromis. Je déplore donc que le Parlement iraquien ait adopté une résolution non contraignante appelant le gouvernement à œuvrer pour mettre fin à la présence de toutes les troupes étrangères. Je me réjouis de pouvoir discuter de la voie à suivre avec mes collègues iraquiens. »