Déclaration de la présidente de l’AP-OTAN au sujet du Traité sur les FNI

04 février 2019

Bruxelles/Londres, le 1er février 2019

La présidente de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, Madeleine Moon (Royaume-Uni), a publié la déclaration ci-après à la suite de l’annonce par les États Unis de leur retrait provisoire du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire.

"Je regrette profondément que le refus persistant de Moscou de prendre en considération les préoccupations des pays membres de l’OTAN face aux violations russes des dispositions du Traité sur les FNI – violations dûment établies – n’ait laissé d’autre choix à l’administration états-unienne que de se retirer provisoirement de ce traité. Par son attitude et son entêtement, la Russie met en danger l’un des piliers de la maîtrise des armements et de la stabilité stratégique en Europe.

À maintes reprises, les pays de l’Alliance ont soulevé cette question auprès des autorités russes, notamment au sein du Conseil OTAN-Russie, mais en vain. Je me félicite de l’attachement qu’ils ont une nouvelle fois manifesté aujourd’hui en faveur du maintien d’un régime international efficace de maîtrise des armements, de désarmement et de non-prolifération. Je salue aussi leur détermination à mettre à profit le délai de six mois à l’échéance duquel le retrait des États-Unis deviendra effectif pour continuer à presser la Russie d’en revenir à une application scrupuleuse et vérifiable du Traité sur les FNI. La balle est désormais dans le camp de Moscou."
 
L’AP-OTAN doit débattre l’évolution de la question et ses conséquences éventuelles lors des réunions conjointes que ses commissions tiendront à Bruxelles du 18 au 20 février prochains.