2019 - L'OTAN ET LE CYBERESPACE : RENFORCER LA SECURITE ET LA DEFENSE, STABILISER LA DISSUASION

Susan Davis

30 avril 2019

Alors que chaque sphère de la société est en train de devenir de plus en plus connectée, les cybermenaces enregistrent une hausse spectaculaire. Les réseaux appartenant à l’OTAN et exploités par elle subissent des centaines de cyberincidents chaque mois, sans parler des intrusions sur les réseaux critiques des Alliés, qui augmentent considérablement. Par voie de conséquence, la sécurité, la défense et la dissuasion dans le cyberespace ont pris un caractère d’urgence pour l’OTAN et son Assemblée parlementaire (AP-OTAN). Lors du sommet de l’OTAN à Bruxelles en 2018, les dirigeants des membres de l’Alliance ont une fois de plus réitéré leur volonté de réaffirmer le mandat défensif de l’OTAN et d’employer « toute la gamme des capacités, y compris cyber, pour assurer la dissuasion et la défense et ainsi lutter contre l’éventail complet des cybermenaces ». 

Ce projet de rapport se concentre sur les cybermenaces qui touchent à la raison d’être de l’OTAN, c’est-à-dire celles qui menacent l’intégrité territoriale, l’indépendance politique ou la sécurité nationale d’un Allié, et qui peuvent amener les membres de l’Alliance à invoquer la clause de défense collective prévue à l’article 5 du traité de Washington. Ce projet de rapport :

-    présente le contexte des cybermenaces auxquelles est confrontée l’Alliance ; 
-    décrit les principales composantes des politiques et activités actuelles de l’OTAN ayant trait au cyberespace ;
-    répond aux questions cruciales relatives à la stabilisation de la cyberdissuasion.

L’OTAN est en train de renforcer sa cybersécurité et sa cyberdéfense dans toutes les directions, et la dissuasion reste relativement stable dans le contexte de cyberattaques susceptibles de menacer l’intégrité territoriale, l’indépendance politique ou la sécurité nationale d’un membre de l’Alliance. Toutefois, de nombreuses questions subsistent, et les progrès accomplis jusqu’ici ne doivent pas conduire à la complaisance. 

Ce projet de rapport sera présenté lors de la session de printemps de l’AP-OTAN, qui se tiendra en 2019 à Bratislava (Slovaquie).