2019 - RAPPORT - LA LUTTE ANTI-SOUS-MARINE DE L'OTAN : RECONSTRUIRE LES CAPACITES ET SE PREPARER POUR L'AVENIR

Leona ALLESLEV (Canada)

13 octobre 2019

 

Ce rapport a été adopté par la commission des sciences et des technologies (STC) le dimanche 13 octobre 2019, au cours de la 65e session annuelle de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, à Londres (Royaume-Uni).

 

Les Alliés ont assisté, ces dernières années, à un renforcement majeur des patrouilles de sous-marins russes dans leurs zones d’opération. Comme l’a déclaré l’amiral James G. Foggo III, actuel commandant des forces navales états-uniennes basées en Europe ainsi que du Commandement de forces interarmées de l’OTAN installé à Naples : « Les sous-marins russes rôdent dans l’Atlantique, testent nos défenses, défient notre contrôle des mers et préparent l’espace de bataille du complexe milieu sous-marin afin d’avoir une avance dans un éventuel conflit à venir ».

Si la Russie représente peut-être la menace sous-marine la plus immédiate pour l’Alliance, d’autres tendances dans le domaine des sous-marins doivent également inquiéter les Alliés. Les projets d’expansion de la Chine au niveau mondial vont de pair avec une hausse de ses investissements en matière de défense, notamment la modernisation de ses sous-marins. Quant à la Corée du Nord, elle cherche à concevoir des sous-marins équipés de missiles balistiques à lanceur naval. 

Malheureusement, l’OTAN enregistre un grave déficit de capacités de lutte anti-sous-marine (ASM). Ce rapport se concentre donc sur la nécessité de reconstituer les actifs de l’OTAN en matière de lutte ASM sur les court et long termes. 

Les points abordés sont les suivants : 

-    Démonstration de l’importance de la mer pour l’Alliance ;
-    Examen de la menace concrète que représentent les sous-marins russes pour l’OTAN ;
-    Présentation des principales avancées réalisées dans les flottes sous-marines de la Chine et de la Corée du Nord ;
-    Description des manques de capacités de lutte ASM les plus critiques au sein de l’Alliance ;
-    Présentation des efforts de modernisation importants déployés dans les pays et à l’OTAN ;
-    Ébauche d’un futur où les capacités de lutte ASM intégreront les technologies émergentes.