2018 - ENCOURAGER LA DÉMOCRATIE ET LES DROITS HUMAINS DANS LA RÉGION DE LA MER NOIRE

Ulla SCHMIDT (Allemagne)

10 avril 2018

Les organisations de défense des droits humains signalent qu’à l’échelle mondiale la démocratie a atteint son point le plus bas depuis plus de dix ans. Pour l’Alliance, entité qui repose sur la liberté et les valeurs démocratiques, cette régression a de graves conséquences.
Si ce projet de rapport se concentre sur la mer Noire, c’est parce que la région revêt une importance stratégique accrue pour l’OTAN, sans compter qu’elle constitue pour cette dernière un microcosme composé d’acteurs les plus divers, y compris trois de ses membres, un de ses partenaires, deux aspirants à l’adhésion et un pays qui la considère comme son adversaire. Le respect des valeurs démocratiques et de la primauté du droit varie grandement d’un de ces États à un autre.
Le projet de rapport fait le point sur la situation politique dans les pays riverains de la mer Noire et s’attarde sur les efforts – lorsqu’ils existent – consacrés au renforcement des institutions démocratiques, les problèmes liés à la défense des droits humains et des libertés civiques, la lutte contre la corruption et la concrétisation des réformes. Pour la rapporteure générale, la communauté euro-atlantique doit, dans le contexte de sa politique vis-à-vis de la région, surveiller de plus près les indicateurs de l’état de la démocratie, de la primauté du droit et des droits humains. De telles améliorations sont vitales pour la cohésion de l’Alliance, les perspectives euro-atlantiques de la Géorgie, de la République de Moldova et de l’Ukraine, la normalisation des relations avec la Russie et, d’une façon plus générale, la désescalade progressive des tensions et la prévention des conflits dans cette partie du monde.