2018 - AFGHANISTAN - 171 DSC 18 F fin

Wolfgang HELLMICH (Allemagne)

10 décembre 2018

INTRODUCTION

L’aggravation de la violence suscitée en Afghanistan par la nouvelle montée en puissance des talibans et d’autres forces d’insurrection a ramené ce pays à l’avant-plan de la scène internationale. Les gains tactiques et stratégiques engrangés par les talibans de même que la corruption institutionnelle persistante poursuivent leur effet d’attrition sur les forces de défense et de sécurité nationale afghanes (ANDSF) et viennent modifier l’équilibre des forces sur le terrain. Alors que la situation du gouvernement afghan et de ses forces se détériore, les membres de l’OTAN et leurs partenaires internationaux intensifient leurs efforts.

Durant la réunion des chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN tenue à Bruxelles le 25 mai 2017, les Alliés ont décidé non seulement de maintenir le soutien qu’ils apportent à la mission Resolute Support (RSM) menée par l’OTAN en Afghanistan, mais également de revoir à la hausse leurs contributions financières et en effectifs. Au cours des années qui viennent, les Alliés auront un rôle décisif à jouer dans le redressement d’une situation sécuritaire de plus en plus précaire sur le terrain.

En août 2017, l’administration Trump a fait savoir que l’action des États-Unis à l’appui des ANDSF et la mission de lutte antiterroriste menée parallèlement par Washington dans le pays seraient guidées par « les conditions sur le terrain ». Dans cette perspective, les États-Unis procèdent actuellement à une mini-montée en puissance des forces et des ressources qu’ils consacrent à l’Afghanistan. L’administration Trump a clairement annoncé, par ailleurs, que sa participation en Afghanistan serait dictée par son interprétation du concept de partage des charges dans le cadre de l’Alliance – autrement dit, elle attend de ses Alliés qu’ils en fassent plus pour aider l’OTAN à accomplir sa mission au sens large en Afghanistan, à savoir stabiliser ce pays de sorte qu’il ne soit plus le terreau fertile du terrorisme international. [...]