Message du Chef de la délégation slovaque auprès de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN

Au nom de la délégation permanente du Conseil national de la République slovaque auprès de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, je suis très honoré de vous souhaiter à toutes et à tous la bienvenue au cœur de l’Europe, en Slovaquie.

La session de printemps de l’AP-OTAN se déroule l’année de la célébration du 70e anniversaire de la création de l’Alliance atlantique. La Slovaquie a rejoint l’OTAN il y a 15 ans ; le même nombre d’années s’est écoulé depuis que notre pays a accueilli sa première session de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN.

Même après toutes ces années, nous avons tous le sentiment que notre Alliance continue de revêtir une importance considérable, probablement la plus élevée qu’elle ait eue depuis des décennies. La situation en matière de sécurité évolue de jour en jour et en Europe, nous en sommes particulièrement conscients. Les pays de notre région estiment qu’il est absolument indispensable de faire partie d’un système de sécurité collective. Nous nous trouvons face à des processus et des défis que même les États les plus puissants du monde ne peuvent affronter seuls, soulignant encore combien il importe que nous coopérions.

Le monde instable dans lequel nous vivons - et donc l’impossibilité de prédire ce que l’avenir nous réserve - nous oblige à réajuster notre point de vue sur les questions de sécurité. Ces 15 dernières années, la situation en matière de sécurité dans notre région, notamment à l’est de nos frontières, s’est très sensiblement dégradée ; elle est devenue beaucoup moins prévisible, la confrontation remplaçant bien plus souvent qu’auparavant le dialogue et la recherche de solutions.

Les règles internationales sont enfreintes. Le détournement des réseaux sociaux pour propager des fausses informations a pris une dimension telle, que les fondements mêmes de notre société en sont ébranlés. Cette menace fait partie des périls qu’aucun pays ne peut conjurer à lui seul. Il s’agit aussi d’un domaine où l’Alliance a un rôle à jouer pour rechercher les moyens de lutter contre les menaces subversives actuelles, à mesure qu’elles surgissent.

Nous les Slovaques, comprenons pertinemment qu’en matière de sécurité, nos pays n’ont d’autre choix que d’adhérer à l’OTAN. Il en va de la paix et de la stabilité du continent européen.

L’Alliance doit montrer sa puissance de dissuasion, et non moins important, sa volonté de rechercher des solutions pacifiques. Jusqu’ici, les élargissements de l’OTAN ont toujours étendu la zone de paix et de stabilité. Je suis convaincu que l’élargissement de l’OTAN dans les Balkans ne fera pas exception. Voici quelques semaines à peine, le Parlement slovaque appuyait l’adhésion de la République de Macédoine du Nord et, il y a deux ans, celle du Monténégro. Nous autres, pays d’Europe centrale, suivons de près l’évolution de la situation en Ukraine et la manière dont elle fait face au large éventail de menaces qui pèsent sur elle, y compris aux cyberattaques et à l’agression militaire directe.

Je suis persuadé que la session de printemps de l’AP-OTAN constituera pour nous une formidable occasion d’examiner de manière approfondie toutes les questions d’importance pour la sécurité de la zone transatlantique. Notre enceinte me paraît aussi une excellente plateforme pour saisir et analyser les nouvelles tendances dans le domaine de la défense et de la sécurité.

La plupart de nos réunions se tiendront dans les anciennes salles du château de Bratislava. Je suis sûr que ce très bel édifice sera à la hauteur de nos discussions et que vous quitterez Bratislava avec de nouvelles idées, un éclairage plus précis et de bons souvenirs de la Slovaquie.

Martin Fedor
Chef de la délégation permanente du Conseil national de la République slovaque auprès de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN

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