La stabilité dans le Caucase est essentielle pour l’Alliance selon le président de l’AP-OTAN

Tbilissi, le 26 mai 2017 - Le président de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, Paolo Alli, a souligné vendredi que la stabilité dans le Caucase et autour de la mer Noire est indissociable de la sécurité occidentale. Il a recommandé à la Russie de se garder d’aviver les tensions dans la région et a réaffirmé le soutien aux aspirations de la Géorgie et de l’Ukraine à se rapprocher des pays occidentaux.

  La sécurité et la stabilité de cette région sont cruciales pour la sécurité et la stabilité euro-atlantiques  A déclaré M. Alli lors d’une conférence de presse organisée à l’ouverture de la session de printemps de l’AP-OTAN, qui se tient cette année à Tbilissi.

Prenant la parole aux côtés du président du Parlement géorgien Irakli Kobakhidze, M. Alli a indiqué que la décision de tenir la réunion des parlementaires des membres et partenaires de l’OTAN à Tbilissi, mettait en évidence le soutien apporté aux efforts de la Géorgie pour se rapprocher des institutions euro-atlantiques.

Ce n’est que la cinquième fois que l’AP-OTAN, au cours de ses 60 ans d’existence, tient une session dans un pays qui n’est pas membre de l’Alliance transatlantique. « Nous pensons que la Géorgie deviendra membre de l’OTAN », a déclaré M. Alli, un législateur italien élu l’année dernière président de l’Assemblée, « c’est la décision que les Alliés ont prise à Bucarest et cette décision n’est aucunement remise en cause ».

La session de quatre jours de l’AP-OTAN s’est ouverte le lendemain du sommet que les dirigeants de l’Alliance ont tenu à Bruxelles, lequel a souligné l’unité dans la lutte contre le terrorisme et la nécessité pour les Alliés d’accroître les capacités militaires pour mieux partager les charges liées à la sécurité. Ces deux questions figurent en bonne place à l’ordre du jour de la session de l’Assemblée.

Le sommet de l’OTAN a aussi réaffirmé une double approche à l’égard de la Russie, combinant défense forte et ouverture au dialogue pour réduire les risques.

La Russie et la sécurité autour de la mer Noire constitue un thème majeur de la session de Tbilissi, située à une heure de route à peine de l’Ossétie du Sud, l’une des deux régions géorgiennes sous occupation illégale depuis l’intervention militaire, en 2008, de la Russie.

M. Alli a fait observer que les pays de l’Alliance et les partenaires des Balkans et de la région de la mer Noire doivent prendre conscience des tentatives de la Russie de compromettre leur sécurité. « Tout le monde doit savoir que désormais la menace hybride (…) renvoie non seulement aux opérations militaires, mais aussi à la propagande, aux cyberattaques et à bien d’autres sujets qui sont au cœur de nos discussions », a-t-il déclaré.

La session de l’AP-OTAN devrait adopter une déclaration exhortant les pays de l’OTAN à renforcer les soutiens pratique et politique à la Géorgie accordés dans le cadre du processus d’intégration à l’OTAN. M. Alli a déclaré qu’il était convaincu que les gouvernements alliés tiendraient compte de cette déclaration et qu’elle pourrait permettre d’accélérer ce processus.

Plus de 200 parlementaires des pays de l’Alliance et de 21 pays partenaires participent à la réunion à Tbilissi. Les défis de sécurité dans l’Arctique, les conséquences humanitaires et sécuritaires de la guerre en Syrie et la défense antimissile balistique figurent également à l’ordre du jour de cette session.