À Jérusalem et à Ramallah, le président de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN parle du rapport entre le processus de paix au Proche-Orient et la sécurité de la région dans son ensemble

Jérusalem/Ramallah, 12 juillet 2017 – Le président de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, Paolo Alli (Italie), a achevé aujourd’hui une visite officielle en Israël et dans les Territoires palestiniens, visite qui avait pour objet une analyse des conséquences de l’évolution de la situation régionale dans son ensemble pour le gouvernement israélien, l’Autorité palestinienne et le processus de paix au Proche-Orient.

« Nous ne saurions laisser les événements qui se produisent en Syrie, en Iraq ou dans le reste de la région détourner notre attention de l’impérieuse nécessité d’instaurer la paix entre Israéliens et Palestiniens », a déclaré M. Alli à l’issue de ses entretiens à Jérusalem et Ramallah, au moment où l’envoyé du président des Etats-Unis pour le processus de paix, Jason Greenblatt, arrivait dans la région pour un nouveau cycle de négociations. « Je me félicite de la volonté des deux parties de saisir l’occasion offerte par la nouvelle démarche américaine », a ajouté M. Alli.

Tout en prenant bonne note de la détermination de Washington à faire avancer les choses, le vice-ministre israélien chargé de la diplomatie publique, Michael Oren, et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ont émis des réserves quant aux perspectives de progrès à court terme.

Les entretiens avec les responsables israéliens et palestiniens ont mis en lumière la complexité des liens entre le processus de paix et divers aspects de la situation dans la région tout entière, depuis les récentes victoires remportées contre Daech en Syrie et en Iraq jusqu’à la question iranienne, en passant par le soutien que la Russie continue d’apporter au régime de Bachar el-Assad et les tensions entre le Qatar et d’autres États du Golfe.

Les responsables israéliens se réjouissent de l’attention croissante que l’OTAN porte à la tournure des événements dans la région et du remarquable resserrement qu’a connu la coopération entre l’Organisation et Israël au cours des douze derniers mois, face à toute une série de problèmes de sécurité communs. « Nous avons beaucoup à apprendre d’Israël dans de nombreux domaines, dont la cybersécurité, la gestion des situations d’urgence, ou encore, la lutte contre le terrorisme », a déclaré M. Alli, qui a souligné l’importance des échanges parlementaires en tant que moyen de coopération complémentaire entre gouvernements et forces armées.

En février 2017, l’OTAN a intensifié son action autour de la stabilité dans le voisinage méridional en élaborant la « direction stratégique Sud » et en décidant de créer un « pôle pour le Sud » au sein du Commandement allié des forces interarmées de Naples ; ce pôle devrait être pleinement opérationnel dès septembre prochain.

À Jérusalem, M. Alli a rencontré diverses grandes figures de la Knesset – dont le président de cette dernière, Yuli-Yoel Edelstein – et de hauts responsables du ministère des Affaires étrangères et du Bureau de lutte contre le terrorisme. À Ramallah, il s’est entretenu avec, outre M. Abbas, diverses personnalités du Conseil législatif palestinien.

La Knesset comme le Conseil national palestinien sont des partenaires de l’AP-OTAN, laquelle compte, en plus de ses cinq commissions, un Groupe spécial Méditerranée et Moyen-Orient qui offre un forum expressément consacré au dialogue avec les parlements d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.